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mercredi 20 novembre 2019

2 - Écrire pour interagir avec le milieu


Ou écrire pour parler de la pente rude que j’ai réussi, téméraire que je suis, à entamer enfin de compte, et que je me voix, encore aujourd’hui, entrain d’arpenter tellement elle s’aplanit devant ma détermination? Car après biens des tergiversations frôlant le dérapage de l’esprit parfois, je me posais d’interminables questions après chaque occasion ratée pour avoir une vie professionnelle et donc sociale. Histoire de comprendre le pourquoi de ces échecs, concevables aux débuts mais qui devenaient systématiques à la longue. 
Des questions dont la réponse ne peut être atteinte qu’au delà du surpassement de soi même. 
Le «soi», cet être imprégné d’une culture bien propre à lui, eu égard à son éducation et son évolution mais qui est sensé aussi porter les traces du patrimoine culturel de sa tribu dont il est originaire. 
En somme, au delà de toutes considérations psychologiques individuelles ou sociétales qui nous ramènent souvent à des réponses automatiques et donc faciles, face à des interrogations incessamment posées.  
    Ou écrire pour signaler à travers mon cas, celui de milliers de personnes sans emploi ? 
    Des chômeurs égarés.   
    Si les uns trouvent une issue heureuse parce que, «débrouillards» ils réussissent tant bien que mal à se faufiler dans l’engrenage qui régit le marché de l’emploi dans notre pays ou parce qu’ils atteignent -vivants- l’autre rive de la méditerranée ; les autres par contre, «incapables» ou invalides, restent figés dans l’espace et le temps. Car, si le chômage est un problème qu’on dit bel et bien mondial quoiqu’il n’ait pas la même signification et définition que dans les pays développés l’ayant connu et traité avant nous, il prend une dimension particulière dans mon pays. Vécu intensément par une grande masse de jeunes et de moins jeunes, d’hommes et de femmes, diplômés ou non, que la majorité des familles s’y trouvent affectée dans l’un de ses membres à la campagne comme à la ville. C’est un phénomène de notre société et de toute société comparable à la notre je suppose, dont l’approche littéraire ou scientifique semble imprécise tant on est perdu par les divers aspects de sa manifestation au niveau collectif ou individuel. Au niveau officiel déclaré ou informel et tacite. Au niveau de la solidarité exprimée par la société civile compatissante ou de la marginalisation et l’exclusion systématiques par les intervenants politiques. 
Au niveau d’une mentalité fataliste mais bien ancrée dans notre société ou d’un militantisme jaillissant mais farouchement opprimé.   
      Et voilà donc que je réalise au fur et à mesure que j’essai d’écrire, que «mes idées» à moi ne sont nullement ces pensées abstraites qui nous tiennent généralement pendant des éclairs de lucidité mais sont plutôt le fruit d’un amalgame de faits réels et d’événements ordinaires ou peu banales que j’ai vécus au cours de mon périple mais que je vois vivre toujours des gents de mon époque et de mon pays. 
Un ensemble d’images, d’impressions, de témoignages, de descriptions, de critiques et d’appréciations aussi.
      Le fruit d’une interaction entre l’individu, qui ne peut être que moi, avec son milieu.
      Une interaction dont jaillit une certaine philosophie, ma philosophie à moi.


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