Méthode CORAIL pour trouver un emploi

mercredi 25 décembre 2019

11 - Chômeur dans une société de pensée unique!


      Et voilà que la ferveur des protestations des diplômés chômeurs s’affaiblit et devient modérée. 
      Le temps d’un été.  
    À ce propos, et en parlant des ressortissants marocains à l’étranger - R.M.E. (Résidents Marocains à l’Étranger) comme on les appellent officiellement - il faut signaler que déjà les transactions de leurs affaires commerciales ou touristiques depuis leurs pays de résidences, apporte à la trésorerie de l’État marocain une masse considérable de devises. Pourtant l’on ne rencontrerait pas un parmi eux, qui ne se soit pas plaint d’une vacherie quelconque, notamment au niveau administratif, fief de prédilection j’allais dire pour ces marocains qui viennent régler des litiges relatifs à des projets surtout dans l’immobilier, restés souvent en suspens depuis l’été d’avant et qui se trouvent confrontés aussi et toujours à la même mentalité administrative. D’ailleurs on ne leur accorde même pas le droit de voter à partir de leur pays de résidence, leurs représentants au parlement de leur pays d'origine. « On veut notre argent mais pas notre voix ! » disent les plus érudits de nos R.M.E. Mais très attachés à leur terre d'origine, ils continuent toujours à envoyer l’argent pour les membres de leurs familles restés en détresse au Maroc, faute de moyens légaux ou rusés pour les ramener vivre avec eux, et contribuent ainsi et malgré tout à l’apport de devises au pays où ils ont droit à une action de reconnaissance se limitant à une propagande au début de chaque saison estivale, destinée à les accueillir : « Bienvenus dans votre pays ! »
ville côtière
® www.chomeurdemonpays.info
   Toujours est-il que moi, chômeur de ma situation de demandeur éternel d'emploi sans succès, je ne trouvais jamais goût à partir en vacances.
     Même lorsque ma famille pouvait se permettre de fuir la chaleur torride du mois d’août pour aller généralement vers la côte atlantique et toujours au même coin : «Azilah». Cette petite ville, devenue plus connue grâce à son festival culturel depuis les années soixante-dix et merveilleuse par ses plages et sa casbah, qui nous a marqués depuis très jeunes, car on y passait tranquillement un mois de nos vacances d’été chaque année, ne reste plus à la porté de gens comme nous aujourd’hui, tellement privilégiée par les touristes du monde entier que le logement y devient inaccessible. Ou encore vers les plages de « moulay bousselham » ou la majorité des estivants de chez nous passent ce mois-ci surtout pour sa proximité et son caractère très populaire. 
   Pour moi les vacances étaient synonymes de congés. Passés donc des jours de distraction, de divertissement, de jeux, de bronzage idiot et de rafraîchissement aussi, l’on est obligé de revenir au boulot. Sauf que moi, sans boulot, j’étais en congé perpétuel. Et revenir, après des courtes vacances, pour en retrouver des longues, non merci! C'était démotivant. Rien que le fait d’y penser me tracassait. 
     À peine pensé au voyage que mon esprit me rappelait à l’ordre. Me ramenait plutôt à mon inquiétude majeure. À mon problème primordial. Lequel était toujours insoluble et tant que c’était ainsi, on ne serait jamais heureux, on ne passerait jamais ne serait-ce que quelques moments de bonheur, moi et mon esprit, en parfaite harmonisation sans se lasser et sans penser qu’un jour et à la longue on risquait de s’engourdir.
      Mon esprit, ainsi qu’il est dans sa conception. Et moi, ainsi que je suis dans ma réflexion.
     Mais si le chômage m’absorbait tant, la lecture, elle, me laissait réfléchi.        
    C’est aussi extraordinaire que je le réalise maintenant que j’écris. Jamais je ne m’en étais plaint de ne pouvoir -ou vouloir- partir en vacances tellement je me sentais le courage de persévérer en tout temps dans une ambiance inchangée et de résister passivement et calmement à la pression que suscite ma situation somme toute, particulière. Peut-être puisais-je ma force justement dans un monde personnel que je m’étais créé et que j’avais adapté, bon gré mal gré, à mon évolution paisible dans le milieu ou je vis.
    Cet ensemble de personnes et de lieux à fréquenter ou à éviter, d’itinéraires à suivre ou à changer car prendre les mêmes chemins risque d'apporter une dose d'ennui supplémentaire, d’habitudes à perpétrer ou à chambouler, de tâches à exécuter ou à ajourner, d’invitations à accepter ou à refuser, d’horaires à respecter ou à modifier, de fêtes à vivre ou à refouler. Fêtes religieuses je m'entends car sont celles où le poids de la tradition et de la famille se fait sentir du fait que cela affecte le moral des parents, frustrés, qui risquent de se sentir coupables de ne pouvoir te voir joyeux comme ils le montrent dans de telles circonstances. Une joie, d'autant plus apparente que si on comptait des filles à l'âge de  se marier et qui sont encore à la maison. Les manifestations nationales n'en parlons pas, cela n'a de toute façon aucune importance hormis la langue de bois écoutée et lue tous azimut dans les médias accompagnée de jours fériés et de repos que cela suscite. 
vacances chômage
® www.chomeurdemonpays.info
     En résumé un espace de situations à affronter ou à fuir!. 
   Bref, un univers qui paraît de l’extérieur bien paisible et monotone, mais de l’intérieur, déborde de conflits, de contradictions et  d’interactions de toutes sortes entre ses composantes de nature physiques et morales. Un macrocosme en perpétuelle transformation interne au cours de son évolution dans la dimension espace-temps. À vrai dire un rayon bien limité car si l’on restait toujours en contact avec l’extérieur par le biais des journaux et des informations d’actualité, aussi locales que nationales, circulant de bouche à oreille ; on devait se prémunir des indiscrets et des importuns. De ceux qui, à peine vous connaissent et vous savent sans emploi, vous gênent par leurs regards pleins de pitié si ce n’est par leurs propos désobligeants. Surtout lorsqu’il s’agit d’un « débrouillard » - soi-disant parce qu'il s'en était apparemment bien sorti!- enthousiasmé par un commerce de fortune ou d’un chanceux fonctionnaire casé quelque part dans une administration par un parent, une connaissance ou un élu, dont il aurait donné la parole à la famille de le faire embaucher à la municipalité de la ville par exemple le jour d’une campagne électorale. Un de ceux qui se montre fier de son salaire de misère. 
     De ceux qui vous connaissaient déjà parce qu’ils étaient avec vous au collège ou au lycée et qui veulent savoir aujourd’hui, après tant d’années si vous aviez fait dans la vie mieux qu’eux ou au contraire vous aviez fracassé. De ceux qui veulent se rassurer qu’ils avaient mieux fait de quitter l’école plus tôt, et se vanter d’une mesquine intelligence, sans avoir le courage d’admettre que c’était plutôt leurs moyens intellectuels surtout qui ne leur permettaient de poursuivre les études. 
     De ceux qui se croient arrivés parce qu’ils se sont mariés et ont des gosses mais qui continuent de vivre toujours dépendants de leurs fiefs familiaux, du moins logeant dans les maisons de leurs parents ; et qui, faute d’espace et de tranquillité et fuyant les encombrements du foyer où cohabitent les épouses, les sœurs et frères, les enfants, les parents et les grands-parents le cas échéant; passent la plupart du temps dehors ou dans les cafés. 
    Enfin de ceux qui ne tolèrent pas que l’on ne fasse pas comme eux. 
    C’est donc ainsi que chez nous, on comprend mal que vous soyez différent des autres, que vous pensiez autrement que les autres et que, contraint par les mêmes obstacles et difficultés dans la même situation que les autres, vous devriez vous résigner à accepter de faire n’importe quoi quitte à faire comme les autres. 

dimanche 15 décembre 2019

10 - Le pays voisin dont le contrat de travail valait 1000 dollars!


      En été donc, le travail routinier de toute l’année, de « recherche d’emploi », se convertit en prospection du terrain dans le but de dénicher l’oiseau rare : un « contrat » de travail en France ou en Espagne. Les parents, confiants en ce type de transaction ou d’engagement, pourraient aller jusqu’à vendre un terrain agricole, ou se débrouilleraient tant bien que mal pour se trouver l’argent nécessaire, à raison d’ailleurs et pas à tort car en réalité cela constitue un vrai investissement ! Un contrat à l’étranger ça sonne fort ne serait-ce que pour faire Berger dans les montagnes de la Corse française !
Pour le petit détail, cet engouement pour les « contrats » en Espagne a fait flamber les prix à tel point que des gens habitant la campagne surtout, avaient payé jusqu’à onze mille dollars. J’en connais des cas ! Et je parle d’avant la crise de 2008 2009 bien entendu. Sans cette récession qui a touché l’Europe et terriblement sentie en Espagne notamment, quel prix auraient atteint ces contrats au moment où je parle ?
  L’Espagne, justement, comment en était-il arrivé là ? Ce pays qui faisait une croissance économique annuelle supérieure en général à la moyenne européenne, avait un PIB inférieur à des pays comme le nôtre avant de joindre l’Union Européenne en 1986 qui l’a soutenue à ses débuts et encouragé. On lui a attribué entre autres, l’organisation de la coupe du monde de 1982. Dans le même contexte, il ne faudrait pas sous-estimer les événements ayant contribué au changement de régime politique. Le dictateur Franco, avant sa mort en 1975 et alors qu’il était malade, pensait faire retourner la monarchie des Bourbons dans ce pays, en nommant Juan Carlos chef de l'État par intérim. Celui-ci, deux jours après la mort du despote, et avec la même intention a été proclamé roi d’Espagne, mais c’était sans compter avec la volonté du peuple qui lui, avait une autre aspiration. Les manifestations et les grèves se multiplièrent à travers le pays, malgré la répression sanglante, et l’on aboutit en fin de compte, à un référendum qui permit d’instaurer le régime d’une Monarchie constitutionnelle. Ainsi, une réforme politique et non des moindres, associée à une conjoncture régionale favorable, en plus de la prise de conscience d’un peuple, ont fait de L’Espagne à partir des années quatre-vingt, une contrée qui n’arrête pas de progresser et de multiplier sa croissance. Donc ne nous y trompons pas si jadis, marocains que nous sommes, nous traversions ce territoire pour nous rendre en France ou ailleurs en Europe, sans lui accorder la moindre importance et que maintenant, nous rêvons de fouler son sol, pour un travail de misère comme pour la cueillette des fraises par exemple : un programme esclavagiste - au féminin - à voir les conditions pour la sélection des prétendantes jeunes femmes à qui il est demandé d’être mariée ou divorcée mais avec un enfant, d’avoir des mains  qui en disent long sur le travail dans les champs et que sais-je ? Sans supposer qu’il y ait d’autres critères non déclarés, cette affaire n’est pas gérée par les autorités espagnoles directement comme c’est le cas de la « Diversity program » qui délivre la « Green Card » pour vivre aux Etats-Unis, où l’on traite directement et seulement avec l’ambassade américaine. Alors, les heureuses ouvrières restent aussi à la merci de l’administration marocaine (ANAPEC ou autre).      
   Ainsi donc, le pays voisin à qui on attribuait une pauvreté, s’est retrouvé après un peu plus d’une décennie avec un PIB des plus forts et un niveau de vie des plus élevés. D’où non seulement le rêve pour y immigrer sinon les dizaines de milliers de dollars payés pour un contrat de travail.
   En rappelant toujours cette saison d’été et les opportunités offertes aux chômeurs, à défaut d’un travailleur immigré qui a appris à faire de ce type de transaction son business (vente de contrats de travail venant de l’étranger) , on reniflerait un autre type d’immigrés qui aurait acquis une certaine notoriété dans le domaine, à tel point que, des courtiers lui préparent le terrain et des futurs candidats chaque fois qu’il fait un tour au pays. S’étant forgé sa renommée pour avoir déjà réussi à « sauver » (c’est le cas de le dire !) des dizaines de pauvres gars restés bloqués au Maroc et qui avaient déjà un parent ou un ami à l’étranger capable de leur offrir un refuge le temps de s’en sortir et d’avoir leurs papiers dans le pays d’accueil. Des types qui n’ont aucun avenir dans leur pays de naissance, et qui sont décidés à s’exiler ayant déjà vu la déprime de ceux qui avaient des diplômes pour avoir passé une bonne partie de leur vie à l’université en vain.

dimanche 8 décembre 2019

9 - En été, une activité qui fait rêver

   Des opportunités de voyage et d’évasion surtout l’été, lorsque le pays déborde d’affaires de toutes sortes et notamment touristiques. Une activité qui fait rêver au Maroc, presque dans toutes les contrées, toutes les villes, tous les douars et mêmes les lieux isolés et éloignés, mais que l’on connaît passagère –hélas ! - car soutenue essentiellement par nos concitoyens travailleurs à l’étranger qui viennent revoir leurs familles sur place et passer les vacances au bord des plages, à la montagne ou à la campagne. Et comme pratiquement chaque famille compte au moins un parent résident à l’étranger, alors on en profite pour faire des détours vers des endroits qu’on ne visiterait jamais autrement.
    Le Maroc en saison estival reflète un autre visage. Maints touristes se laissent bernés par une image d’un pays qui semble très actif et animé, tellement cela bouge dans tous les sens. A voir le nombre de voitures en circulation à cette époque de l’année, on se croirait dans un pays industrialisé et où les gens pourraient se permettre de s’offrir ce luxe, à moins que les plaques d’immatriculation étrangères de toute part d’Europe, ne les trahissent.
      Pendant la belle saison donc, on ne parle pas chômage.
      On oublie ?
      Le temps d’une pause ?
      Rien n’est moins sûr. On change tout simplement de langage.
    Ainsi, chercher un travail en été se traduirait par multiplier les contacts pour trouver un moyen de « déguerpir ! ». Quitter le bled pour l’autre rive. Celle du nord, de la richesse, que dis-je ? de la démocratie et de la justice, du moins sociale. Un moyen illégal, je m’entends car tout le monde sait que toute demande de visa est déclinée, les autorités des ambassades sont au parfum des réalités manifestement pitoyables de nos jeunes sans emploi qui trichent désespérément sur les documents. Par ailleurs, il serait tout aussi naïf de croire que les modalités d’octroi des visas par les pays européens à nos demandeurs, sont aussi claires et équitables qu’ils le prétendent. Une sélectivité de choix qui laisse perplexe plus d’un. C’est que dans la majorité des cas, on se voit attribuer un visa, et donc un moyen légal pour entrer en France notamment, quand on vient de la campagne et qu’on a un faible niveau d’instruction. Et inversement, on se le voit refuser pour nos jeunes ayant des diplômes, des jeunes instruits. La politique de ces pays étant souveraine, ils ont le droit d’accepter qui ils veulent sur leurs territoires, n’est-ce pas à nous-mêmes que nous devrions reprocher notre malaise ?
     Pour la petite histoire, je me rappelle très bien une nuit que je devais passer faisant la queue devant l’ambassade de France à Rabat, non pour moi sinon pour mes parents qui avaient envie d’aller voir comment c’était cette terre bénie qui abrite leur fils aîné qui leur avaient envoyé une invitation et les documents nécessaires pour ce faire. Arrivé un jour avant le rendez-vous à la capitale, j’avais pensé simplifier la tâche pour mes vieux qui auraient été incapables de vivre des moments pareils en restant debout toute une nuit. Car le voyage à Rabat s’imposait la veille de la date fatidique, si l’on tient compte de ladite situation connue de tout le monde. Quelle était ma surprise quand j’ai découvert à quelle point on pourrait vivre rien qu’à côté d’« une » démocratie sans y être réellement! Rien qu’à la proximité et vous pouvez monter votre négoce. Des jeunes hommes, plutôt désœuvrées, vivant dans les cités des environs et ayant vu l’engouement des visiteurs qui devaient venir de très loin, ont eu l’idée de se mettre aux premiers rangs dès l’après-midi pour pouvoir vendre par la suite leurs places le matin du jour suivant. Ainsi le commerce allait fleurir à tel point qu’une mafia on dirait s’est emparé du business. Une fois arrivé sur les lieux la veille donc, l’on m’envoya un indic. 
      -       « Les premières dix places sont prises, côté hommes et côté femme ! » que m’avait dit le type, l’air un peu gentil, « .. et si vous voulez réservez, il suffit de voir avec les propriétaires, les gars là-bas ! » avait-il continué dans sa proposition.
   -       « Ok. Sinon je suis à la 11ème position, ça va de soi ! n’est-ce pas ? Alors ne t’en fais pas je passe la nuit ici » avais-je répondu pour tester le retour et en donnant l’air de quelqu’un sur qui on pourrait se tromper, l'ai de quelqu'un qu’on ne connaîtrait pas a priori !
Qui sait ? J'aurais pu être un flic, vue ma manière de répondre et mon supposé défi.
      Une place valait l’équivalent de cinquante euros ! Ils n’étaient pas bêtes, les petits mafieux (sans parler des grands, et je fais allusion à ceux qui sont chargés normalement de l’ordre publique dans des situation du genre, mais qui préfèrent devenir complices !).
Des candidats aux visas, subventionnés par leurs familles d’immigrés qui les accompagnent à la capitale dans le but de gagner du temps et de faire rapidement la besogne, ont de quoi payer, en plus ils gagneraient énormément de temps. Bref, il y avait du pain sur la planche. Mais dans un scénario de détresse et de désespérance et dont le décor manque d’ordre, on se piétine les uns les autres, on se bouscule et on s’insulte. Ainsi je devais être témoin d’une nuit mouvementée de ma vie de « chômeur », « chômeur de ma démocratie », où des « employés de nuits » sortent leurs armes de cris mêlés aux odeurs d’un grisant vin rouge, d’alcool ou que sais-je peut-être les conséquences d’un effet de drogue qui les mettrait hors d’eux afin de pouvoir se libérer des insultes les plus grossières, simulant des rixes et des poursuites, arme blanche à la main, pour faire fuir les pauvres gens qui passaient la nuit en compagnie de leurs familles faisant la queue.
Cette mascarade, pour la France, pays démocratique, qui laisse faire de pareilles manigances aux alentours de son ambassade, allait continuer s’il n’y avait pas eu ces documentaires sur des chaînes de télévision qui montraient la honte de la République, réalisés par leurs propres journalistes.
  Reste à décrire la fin de la scène le lendemain matin, complètement transformée, passé l’heure d’ouverture de l’ambassade et ceux qui devaient entrer le firent. Lorsque les anciennes listes se mettent à jour et lorsqu’on se demande si, les gars qu’on voit à ce moment-là, bien « fringués », sandales, bermuda et tee-shirt dernier cri, sont bien les mêmes qu’on avait vus la soirée d’avant. Leur apparence et comportement plus civilisés cette fois, favorisaient le partage de quelques mots avec eux sans histoire et même, histoire de me faire ingurgiter un peu de mon amour propre perdu la veille ; à un qui n’était pas loin, je lui ai fait savoir qu’ 
-       « Enfin les gars n’avaient pas démérité ! En définitive, ils avaient bien passé la nuit comme nous autres !  .. sans dormir !»
Au fait, la nuit arrivée, ils se mettent dans leur tenu de « travail » tout simplement.
     Viendrait-il un jour, où nous verrons, nous aussi, à côté de nos ambassades à l’étranger, des queues interminables de personnes, hommes femmes, jeunes et moins jeunes, parents et enfants, qui viendraient demander un refuge économique enjolivé par une demande banale de visa, dans notre pays qui, aurait été tellement juste envers ses « citoyens » et qui aurait déjà appris à exercer une réelle démocratie égalitaire car fondée sur des lois respectables et auxquels tout le monde se soumet sans dérogation aucune ?

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