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dimanche 24 novembre 2019

5 - Les études oui mais.. sans loisirs

    J’ai toujours été de formation scientifique et pourtant les expressions littéraires françaises me plaisaient. Celles écrites surtout car je montrais plus d’intérêt pour la grammaire et la conjugaison et les « expressions écrites » que pour les discussions orales en classe. Il faut préciser en outre que depuis le temps qu’on étudie cette langue, et arrivé au baccalauréat, on ne devrait rien envier aux gars de la « mission », si seulement l’enseignement publique, était basé préalablement sur une méthodologie communicative plutôt que sur la grammaire et la conjugaison de verbes à des temps impossibles et ce, depuis les premières années du primaire ! 
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   À cette époque donc, conscient de disposer d’un bagage aussi humble soit-il mais académique de la langue de Molière, et en l’absence de moyens de communications d'aujourd’hui, on rêvait d’un séjour chez les natifs, question d'avoir plus d'aisance à la pratique de la langue surtout à l'oral et pour avoir  plus de confiance dans les choix instantanés des mots adéquats dans les diverses situations de la vie courante. Bref pour apprendre à parler aussi aisément que les gens qu'on entendaient dans les émissions francophones à la radio nationale ou à la télévision aussi. 
Curieusement, il m'était égal la chose culturelle, disons que je n'y pensais pas faute de conseils et de conseillers et aussi par manque d'expérience, jeune que j'étais. Mais enfin de compte, ne pouvant pratiquer en dehors du lycée, il ne nous restait qu’à lire ce qui nous tombait sous la main, écouter ou voir des infos, des chansons ou des interviews. Et essayer d’écrire de temps en temps.
     D’ailleurs, je faisais des dessins aussi.
   Combien l’on réalise aujourd’hui, avec amertume et désolation qu’on a beau avoir derrière soi des années non négligeables passées aux études au lycée ou à la faculté, on n’a même pas appris un métier.
     Aujourd’hui, qui sait ? Peut-être serais-je devenu dessinateur. 
    Comme caricaturiste par exemple, j’aurais bien pu trouver un débouché en ces temps de foisonnement de diverses publications. Ou alors serais-je devenu peintre. Comme un portraitiste qui, installé dans un coin de grande affluence dans une grande ville touristique, propose des portraits aux passants, clients non exigeants car pressés d’éterniser le souvenir du moment. Quitte à avoir un moyen de gagne pain en attendant des jours meilleurs.   
    En pleine crise de chômage donc et au milieu de notre égarement et notre recherche d’un moyen pour sortir de l’ennui et occuper ne serait-ce qu’une partie de son temps complètement libre, on s’aperçoit qu’on a égaré depuis belle lurette ses loisirs. Car on n’a pas su les entretenir. Ou peut-être n’avons-nous pas appris à les entretenir.
    D’un coté, ni les moyens ni les conditions de vie de nos familles ne le permettaient. 
    Des familles dans la majorité nombreuse préoccupées beaucoup plus essentiellement par les études et la réussite scolaire de leurs enfants que par leurs formations parascolaires et encore moins à développer utilement leur passe temps favori ou les traits de leur personnalité. Nos parents, illettrés mais nullement ignares -si besoin ait, la qualité de notre éducation civile est là pour le témoigner -, croyaient que le diplôme ou certificat, est le seul moyen pour être employé par l’Etat et être ainsi à l’abris des rudes impondérables du destin – à utiliser leur expression -. Mais nos pauvres parents avaient leur prétexte en dehors de ce que peut représenter la dureté de la vie. En dehors des autres préoccupations toutes aussi primordiales que l’éducation de leurs enfants, leur subsistance, leur habillement, un logement, enfin à leur assurer un minimum vital pour subvenir tant bien que mal à leur demande grandissante avec leur âge et leur niveau d’étude. Nés sous l’occupation - française au centre et espagnole au nord et au sud du pays-, ils ont vécu l’avènement de l’ « indépendance ». 
    D’ailleurs, on comprend qu’ils n’ont jamais été à l’école sauf coranique et encore pour les garçons, car leurs parents à eux avaient d’autres chats à fouetter aussi. 

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