Méthode CORAIL pour trouver un emploi

dimanche 1 mai 2011

Dédicaces


1ère dédicace :


     Ce blog est dédié au « printemps arabe » qui commence avec 2011. Ces mouvements populaires instinctifs et émergeants aspirant à la démocratie, à la liberté et surtout à la justice sociale (exclusion faite de toute considération politique), dans ce monde arabe dont fait partie mon pays le Maroc.
    Ces pays avec des modèles de gouvernances caduques ayant profité tout le long de leur triste histoire, à des minorités gouvernantes!
    Des « républiques » qui n’ont de démocratique que le nom ou des « royautés » archaïques qui n’arrivent même pas a communiquer entre eux comme des régimes ou même comme des dirigeants responsables, l’on se demande comment allaient-ils le permettre à leur citoyens ?
     Des régimes qui auraient dû comprendre leur incapacité depuis la « naksa » (défaite arabe de 1973) car s’ils  ne pouvaient s’entendre (pour ne pas dire s’unir ou se regrouper en utilisant n’importe quel modèle réussi autre que ce qu’ils appellent la « jamia arabia ») en se basant sur la culture, la religion et la langue communes comment allaient-ils le faire en se basant sur les échanges commerciaux (besoins de contact, d’échange et donc de survie !) comme ils l’on compris et concrétisé, leurs homologues européens qui dépensent des sommes faramineuses rien que pour les traductions au sein de leur communauté !
   Je pensais alors comme militant de l’époque des années 90 et débuts des années 2000 au Maroc au niveau d’une association très active pour demander le droit au travail (association progressiste de nature) que "le citoyen arabe est beaucoup plus préoccupé par son pain et sa religion ! rien de plus ! "
   C’était donc à  tort !
   Je lui devais bien ce blog pour dire comme « arabe » que nous tous avons soif de cette justice de cette liberté et de cette démocratie. Et qu’il n’est jamais trop tard !
   J’écris arabe (entre guillemet) car il conviendrait de spécifier dorénavant « amazigho-arabe » ou « berbèro-arabe » en ces temps d’éclatement des cultures. Lorsqu’on me vole mon droit il est évident que je compatisse avec tous les ayant droits !
    Je dédis ce blog en publiant ce qu’allait être un livre que j’avais manuscrit en ces temps de militantisme mais que je gardais dans ma mémoire et mes archives jusqu’au moment opportun ! En voici un justement !
    Y ‘a-t-il mieux qu’un printemps.. ? Un printemps arabe !
   Quelle joie que de le dire en le publiant sous le titre:
   « Chômeur de luxe dans un des pays des mille-et-un-chômeurs 
    ou
    « Chômeur de mon pays ! »
    ou
   « Chômeur mais associationniste ! »
    ou
  « Salut de militant dans le cadre de l’A.N.D.C.M* : la section locale ! »
      (*A.N.D.C.M : Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc )
    Voilà des titres qui marquent l'état contemporain d'un des pays arabes qu’est le Maroc (pour ne parler que du mien!!).. du moins depuis l'avènement de Internet ou plutôt de la "mondialisation »

   
2ème dédicace :
    Ce blog est dédié à tous les chômeurs marocains, associationnistes ou non car connaissant les réalités de mon « bled » je ne spéculerais que sur cet état même de « chômeur » malgré lui qu’on m’a fait subir plusieurs années, autant qu’à des milliers d’autres concitoyens hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, diplômés ou non. Ces chercheurs d'emploi convertis dans leur majorité en vendeurs de desserts aux coins des rues à l’image des marchants ambulants (comme on les appelle officiellement!) ou des « ferracha » qui vendent par terre des misères : une conséquence flagrante et bien significative du développement des métiers dans mon pays. Des pratiques qui servaient en réalité de moyen de vie pour des gens qui venaient de la campagne ou qui n’avaient jamais été à l’école, sont devenues actuellement des métiers communs. Puisque les chômeurs s’y ajoutent et les diplômés aussi, piégés par un mariage précoce ou contraints de faire nourrir des parents démunis et qui restent à leurs charges en plus!.. à moins qu'ils soient eux mêmê encore à la charge de leurs parents bien lotis!
      Ces chômeurs qui,  entre l’expression d’un besoin de compassion et de coup de main salvateur qui leur sortirait de leur marasme et désastreuse réalité d'une part et l’expression d’une apparence telle qu’ils se forcent de donner d’eux même d'autre part, sont piégés !...
      Ces chômeurs qui, s'ils acceptent leur réalité en s'y résignant souffrent et s'ils se révoltent contre l'injustice souffrent davantage car se voient recevoir en plus des coups de "gourdin"!


3ème dédicace :


    Ce blog est dédié à l’« A.N.D.C.M : Association Nationale des Diplômés au Chômage au Maroc créée le 26 Octobre 1991».
Là ou j’ai appris dans le dilemme et la souffrance qu’un « chômeur » a toujours des qualités qu’un diplôme quel qu’il soit ne peut équivaloir.      
Là ou j’ai appris ce qu’est l’organisation et le travail collectif alors que j’adhérais dans le but de réclamer mon droit au travail et en joignant ma voix avec des milliers d’autres déjà sur la rue pour dire qu’on souffre le chômage dans mon pays.
Là ou j’ai appris empiriquement que croire en soi et en la justesse de sa cause paie toujours plus qu’il ne se doit. Car j’ai appris ce qu’est être utile, ce qu’est le partage et la complémentarité, ce qu’est l’individuel et le collectif, l’objectif et le subjectif !
Là ou j’ai appris ce qu’est le vrai militantisme..
     Cette association qui a encadré (et encadre toujours) des milliers de demandeurs d’emploi mais que malheureusement le Maroc n’en n’a su que faire, sinon tenter de l’étouffer et la réprimer depuis sa création en 1991 ! « Elle m’a glissé entre les doigts » : ainsi dirait le fameux ministre de l’intérieur de l’époque des années de plombs au Maroc (le ministre de la mère des ministères qu’on appelait !). Cette association portait en elle-même sa fin mais les responsables de la chose marocaine (ou ce qu’on appelle communément « el mekhzen ») ne savaient lire que la loi interne du dit groupement stipulait qu’ « un adhérent ne peut le rester si on lui attribuait (ou s’il décroche par ses propres moyen) un travail » !
     D’ailleurs le « politicien marocain » est tout aussi analphabète que le grand pourcentage des citoyens marocains dont il est responsable depuis l’"indépendance" du pays en 1956!
     S’il savait lire il l’aurait fait en lisant sur les êtres (ses citoyens) et non sur les chiffres lorsqu’il a voulu faire comme les autres avec l’avènement de la mondialisation en restructurant (terme qui était à la mode !) l’économie nationale, ce qui se traduisait sur les lois de finances par des suppressions des postes d’emploi.    
     Au lieu de penser aux milliers de chômeurs « de qualité » cette fois-ci qui allaient rejoindre les « betali » existant déjà (ces personnes obligés de vivre de n’importe quel travail faute de scolarisation), il a préféré se focaliser sur les milliers de dirhams que cette substitution stupide lui allait laisser comme marge de « gain »!
    Mais ne serais-je pas tout aussi analphabète si je l’aurais cru ainsi ? Ne pas penser à des alternatives pour ces milliers de chômeurs qui allaient sortir des universités et des collèges!
   N’est-ce pas messieurs les responsables de la chose marocaine ?
   Alors le chômage au Maroc est-ce une fatalité ou une conséquence de la "mondialisation: prise comme faite accomplie, comme terme politique ou tout simplement comme idéologie ?"
   Question autrement posée :
  « Le chômage au Maroc en est arrivé à ce niveau par analphabétisme politique ou par volonté ? »
    Alors mondialisation ou globalisation ou tout autre terme similaire, est-ce politique ou tout simplement une conséquence fatale, un destin ?
    De toute façon, dans un cas comme dans l’autre il est évident que :
« lorsque les gouvernements déclarent à tort et à travers que « l’emploi constitue la 1ère priorité sociale » préoccupante au Maroc mais que sur le terrain ils continuent de favoriser des emplois discriminatoires par la corruption, le clientélisme, le favoritisme et j’en passe sur les autres modalités qui qualifient le marché d’emploi au Maroc; alors attendez de moi "chômeur de ma vie et de mon pays" que lorsque je déclare que « seul le pain constitue ma préoccupation majeure !» mais sur le terrain je continue de crier et de contester la manière de gouverner ! »

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Formulaire de contact

Nom

Adresse e-mail *

Message *